Pierre Bayle

A l’occasion du 9ème Parcours de la Céramique la Galerie Arcanes organise une exposition sur le céramiste Pierre Balye (1945 – 2004)

Comme chaque année au coeur du Carré Rive Gauche et de l’Île Saint-Louis, l’Association des Spécialistes de Céramique de Collection organise le Parcours de la Céramique et des arts du feu.

 

La Galerie Arcanes est heureuse de prendre part à cet événement, qui se déroulera du 6 au 14 septembre. Pour l’occasion, elle vous propose de redécouvrir l’oeuvre de Pierre Bayle, céramiste français du XXe siècle.

Canope Mana

Terre sigillée tournée, modelée, engobée et enfumée.
Signée, datée 03.95

Le titre de la pièce est évocateur  le vase canope étant l’urne funéraire utilisée dans l’Egypte antique, et le terme mana signifiant « force » en polynésien. Le décor, qui confronte présent et passé, place la femme au centre de son discours.

Face à une pièce de Pierre Bayle, on peut se demander s’il s’agit d’une pièce en bois, en laque, en dinanderie ou en céramique…. !

La magie opère à travers la découverte de cette nouvelle matière, puis au cours des années, à travers les formes toujours surprenantes et chargées de symboles.

Pierre Bayle

La technique et le discours de Pierre Bayle se sont formés entre Castelnaudary et Paris, avant de se perfectionner à son retour dans le Minervois, dans les années 70.
Là, il construit son propre four, et entreprend des recherches sur la céramique sigillée. Il utilise la terre blanche, dont il maîtrise parfaitement le tournage ; il travaille ses engobes et ses cuissons à la manière des maîtres potiers de l’Antiquité. Bayle ne peint pas de décor, mais laisse la flamme décider de l’effet obtenu à partir des terres ferrugineuses qui, cuites en oxydation, se colorent de rouge, et cuites en réduction, deviennent noires.
Pierre Bayle est exposé en France, au Musée de Sèvres et au Musée des Arts Décoratifs. Il obtient le 1er prix à la Biennale de Châteauroux et une grande exposition lui est consacrée durant l’hiver 1996-1997 à Carcassonne à la Maison Joë Bousquet. En 2002, il obtient le Prix Liliane Bettencourt « pour l’intelligence de la Main » et est décoré en tant que Chevalier des Arts et des Lettres.